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| C'est reparti! |
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C’est la fin des vacances. Pour beaucoup d’entre vous, ce temps a été mis à profit pour se reposer mais aussi pour découvrir ou redécouvrir une région ou des activités. Cette parenthèse dans l’année, avec un espace temps libre plus important permet suivant les goûts de reprendre contact avec les activités physiques et sportives mais aussi avec la lecture, la peinture ou la musique. Avec la multitude de festivals durant l’été dans les petits villages, les vacances sont un moment privilégié pour aller à la rencontre d’autres cultures.
Dans le cadre de sa politique d’Education Populaire, la CCAS facilite ce genre de rencontres et de découvertes sans oublier que les bénéficiaires sont en vacances. Mais même en vacances la réalité sociale est toujours présente et beaucoup d’entre nous ne pourraient avoir accès au contenu des séjours que propose la CCAS tant en direction de la jeunesse que des familles. Pouvoir découvrir une région, des activités variées comme le karting, le surf, l’équitation mais aussi le théâtre, la musi-que, l’astrologie, le canoë, la spéléologie, les métiers de la mode font le succès des séjours jeunes mais c’est le vivre ensemble qui est plébiscité. La découverte de la liberté avec toutes ses obligations et contraintes dès que l’on est plusieurs est l’élément fédérateur des séjours. La société de consommation étant là, les jeunes veulent consom-mer mais pendant cette parenthèse, l’idée du consommer autrement est abordée et pas seulement en terme d’équilibre alimen-taire. Près de 200 jeunes sont partis cet été. C’est beaucoup pour gérer l’organisation de leur départ mais bien trop peu au regard du potentiel de notre CMCAS. La prise en com-pte du droit aux vacances doit devenir notre priorité. Cela passe par des actions de proximité qui doivent identifier le plus finement possible les raisons des non-départs que ce soit pour les séjours jeunes ou famille.
Pour ceux qui ont choisi de couper la radio et de ne pas lire les journaux, le retour à la réalité sera très douloureux. Les autres ont pu suivre le feuilleton politico-financier-juridique de l’été. La France n’a pas été championne du monde en Football. Quel dommage ! Pour se consoler il y a eu le tour de France et les championnats de Natation. 3 sports où l’on parle de retraite aux alentours de 35 ans mais pas un mot ou si peu sur le dossier retraite. Voudrait-on donner l’impression que les choses sont décidées et que le passage au parlement en septembre ne serait qu’un acte adminis-tratif ? Voudrait-on laisser croire que l’intervention du Président de la République en juillet clôturait le dossier et ne laissait plus aucune place à la négociation ? Quels mé-dias, annonçant à la une l’augmentation du tarif de l’électricité régulée, ont alerté l’opinion publique sur les conséquences de la loi Nome ? La page consacrée à l’édito serait trop courte pour aborder l’ensemble des dossiers mais se poser la question de savoir où le gouvernement va aller chercher les dizaines de milliards dont il a besoin pour respecter les critères définis par Bruxelles, suffit à m’alerter. Les premières pistes visant à toucher le plus grand nombre en épargnant les plus riches confirment mon inquiétude. Au vu de l’actualité nous ne pouvons plus parler de rentrée sociale car il n’y a pas eu de trêve. Néanmoins il y a le 7 septembre et au-delà du dossier retraite, les raisons ne manquent pas d’être dans la rue afin de dire NON au projet de société qui nous est présenté.
Ph Saint-Etienne
| | le 1 septembre 2010 |
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